New York, you’re so sexy to me.

Ca faisait un bout de temps que j’avais pas papoter ici… Depuis mon retour d’Asie. Ca me paraît être si loin et pourtant j’ai la sensation que c’était hier.

Il y a tellement de choses qui ont changé depuis ce voyage là… Ce fut véritablement le début d’une nouvelle vie. Et quelle vie ! Jamais j’aurai cru que je dirai ça, comme ça, là, maintenant, de Manhattan. Mais voilà, je suis définitivement heureuse. Et pas qu’un peu !

Times Square

J’ai trouvé un boulot qui me fait rêver où en plus de ça il fait bon vivre, j’ai rencontré un tas de nouvelles personnes assez incroyables, je suis entourée de personnes tout autant (bon aller, même plus) incroyables, et je suis encore en train de voyager. Que demande le peuple ? La plèbe, pardon.

Tout a si bien commencé vendredi. C’était presque un signe du destin. Et on en avait bien besoin, terrorisées comme on était de prendre l’avion. C’est simple, on s’est rendus aux toilettes, et puis… On a vu plein de billets de 20 euros aux pieds d’une personne faisant sa petite commission. Alors quand elle est sortie, on le lui a signalé. C’était une petite touriste asiatique qui s’est presque excusée du fait que ces billets ne lui appartenaient pas… Bon. Ben. Si personne les veut… 80 euros dans la poche, qu’on a partagé avec une nana de l’aéroport qui se trouvait avec nous dans les toilettes à ce moment là.

Brooklyn Bridge

 

Bon, et sinon. Est-ce que vous avez déjà attéri à New York et découvert qu’une limousine vous attendait à la sortie pour vous amener à votre hôtel ? Bah moi non plus. Enfin ça, ça aurait pu être ma réponse vendredi matin. Parce que Vendredi soir, elle aurait été bien différente.

Oui, oui, oui. Je suis sortie de l’aéroport. J’ai fumé ma clope. J’ai suivi ma mère qui bredouillait deux mots et demie à un chauffeur de taxi au nez rouge pour finalement m’arrêter net devant une gigantesque limousine qui n’attendait que mon popotin pour s’y installer confortablement.

Et c’est ainsi que le voyage commença : des surprises, encore, toujours. (le petit bémol, ce sont les deux heures passées dans les embouteillages. Mais je ne dirai rien. Faudrait pas en plus de ça que je trouve de quoi me plaindre J )

On est donc arrivés à l’hôtel, définitivement épuisés. Et qu’on se le dise : on a vraiment pas fait long feu.

NYC street

Le lendemain matin, jetlag à bord. J’ouvre les yeux à 5h du matin, New York dort encore (même si ici, ils adorent vous rabâcher que « New York never sleeps ») et l’envie d’aller pianoter sur mon appareil photo me démange. Je me prépare donc illico presto pour aller découvrir les secrets du métro New Yorkais, en direction de Brooklyn Bridge. Et pourquoi ? Tout simplement pour chasser le soleil qui se lève.

Dans l’idée, ça vend du rêve, non ? En réalité, ce fut le début de boulettes qui s’enchaînent et qui, à la fin, finissent par te faire rire. Alexia a décidé de venir avec moi, le soleil se lève vers 6h40, on est LARGE en partant à 5h50. Ben… Pas vraiment. C’était sans compter :

1/ la découverte du métro et les moments « comment ça fonctionne ? »
2/ les stations et correspondances exceptionnellement fermées CE week end là
3/ un sens de l’orientation légèrement pourri chez les filles de K.

En bref, après plus d’1h sous terre, j’ai été ravie de découvrir le pont de Brooklyn sous une lumière aveuglante (et qui aveuglait également mon objectif). Non, promis, je ne me plains pas. Jamais.

NYC subway

On est donc rentrées relativement bredouilles (mais tout de même émerveillées) à la chambre et puis on a décidé de s’attaquer à Times Square.

A-M-A-Z-I-N-G

Ces buildings, ces coquetteries bling bling à souhait, les écrans à gogo, la fureur de la ville, c’était dingue ! Je vois pas comment il n’est pas possible d’en prendre plein les yeux, vraiment.

Forcément, Alexia est partie toquer à toutes les portes possibles pour dégoter quelques billets de comédies musicales à moindre prix.

Et puis, on a décidé de se retrouver au M&M’s store. Ok, ok. Pas hyper fan mais forcément à faire. Et là, l’ampoule s’illumine dans mon cerveau. Petit délire avec une personne particulière, je décide d’aller personnaliser lesdits M&M’s. Voyons… Nos mots clés ? Facile : soumis, pervers, Pocahontas et exponentiel. Il en fallait 4, c’est parfait. Une fois les mots écrits, le ticket imprimé, il ne reste plus qu’à payer et avoir son gobelet.

Ben faut que je vous dise, ne sous estimez pas les américains. Non, franchement, sur ce coup ils ont été brillants. Ils ont compris (ou presque), le Français. La madame va donc voir la madame un peu plus gradée, qui revient vers moi en m’annonçant que Ô malheur, Ô damnation, elle ne peut pas imprimer mes mots. Je sors mes yeux de biche et mon sourire le plus déstabilisant (hum hum) et lui explique que c’est une joke avec un friend. « Oui, mais s’il le partage sur Instagram… » « Oui, je comprends mais euh, ya rien de « explicit content » dans ce que je dis. Vous voyez, Pocahontas c’est… » Ok, elle n’avait visiblement aucun problème avec « exponentiel », ni « Pocahontas » mais les deux autres… « Sorry, I can’t print perverse but what means this one ? » et dans ma franchise la plus absolue (et en me souvenant de 50 shades of grey comme on se rappellerait d’une recette d’un œuf au plat) j’ai dégainé le « submissive ». Moment de solitude absolue avec les regards braqués sur moi. Mais vous savez quoi ? Elle a dit « celui là, ça passe » Ok meuf, toi et moi on se comprend.

L’histoire drôle devait s’arrêter là. Sauf que… Non, pas vraiment. J’ai choisi les différentes couleurs, et j’attendais mon tour. Je suis allée jeter un œil aux M&M’s qui étaient en train d’être réalisés. Tiens, Pocahontas ! Tiens, exponen… Tiens… Soumis… Je suis allée prévenir une des nana que « There is a PROBLEM HOUSTON » et j’ai tenté de lui expliqué que c’était MES mots et que… No worries ! Ce sont simplement des « sample » qu’on va exposer juste ici. Ah, euh. Non. Vraiment. Vous devriez éviter… Quand la madame la chef lui a expliqué j’ai eu :

1/ le regard du style « les Français sont vraiment comme ça… ? »
2/ le sourire genre « pauvre fille »
3/ et enfin l’air compatissant

J’ai bien ri, et au moins, ça me fait une anecdote en plus à raconter. Sur ces belles notes humoristiques, on est partis vadrouiller dans Times Square, puis Central Park, Harlem et enfin le Bronx.

welcome to the bronx

Le soir, ça ronflait sec dès 21h (ou presque).

Mais je dois aussi vous dire quelque chose qui change ma vie, qui me rend heureuse, qui me donne des papillons dans le ventre : je suis juste hallucinée qu’ils aient le wifi dans le métro. Cette idée est brillante et tellement pratique ! Du coup… Je squatte pas mal le métro. Honte à moi, même à des milliers de kilomètres, je ne SAIS pas déconnecter. Je suis une dataholic, un truc du style quoi.

D’ailleurs, dans une virée à bord du bus à touristes, il y avait ce fameux panneau « free wifi » QUOI ? DU WIFI PENDANT QUE JE ME BALADE DANS CE BUS ? Mamamia. New York est faite pour moi. Sauf que… Ca ne capte pas. Rien. Quedalle. Zeubi. Je me lève pour aller tenter de capter quelque chose dans les escaliers. Rien, toujours rien. Et là, une voix m’interpelle. Familière. Celle du monsieur pas drôle mais qui essaie d’être drôle dans mes écouteurs. Le guide. « What are you looking for beautiful lady ? » Ben… Du wifi.

Je me suis pris la soufflante du siècle : il m’a fait la morale sur le fait que j’étais hyper connectée, incapable de laisser internet de côté et bordel qu’est ce qu’on en a à foutre du wifi quand on découvre New York ? Mon souffle s’est peu à peu coupé quand j’ai compris qu’il parlait toujours au micro, et pire encore quand je suis remontée et que les 20 paires d’yeux étaient braquées sur moi, avec en prime ma sœur morte de rire parce qu’il m’avait littéralement collé la honte de ma life. Il avait pas tort au fond. (Et puis, ce bus là, ça fonctionnait pas. Mais tous les autres, SI. Comme quoi, j’ai pas retenu la leçon…)

railway

Dimanche matin était tant attendu. Tout simplement parce qu’on avait prévu de se rendre à Harlem pour assister à un Gospel. On avait envie de vibrer. J’avais envie de vibrer au son de ces chants magiques. Réveil à 5h30, préparation (on se met sur notre 31) et je déchiffre la carte du métro. Faut pas croire, après deux jours, subway is my home. J’indique donc à ma mère le chemin à prendre, on doit se rendre à la 145th st. Facile.

Et puis, quelques stations plus tard je lui dis « facile, c’est le terminus. La 242th et ensuite on marche un peu » Parfois, j’en veux à ma mère de me faire confiance. C’est seulement 40 minutes plus tard que je réalise qu’on est… dans le Bronx. C’est bizarre, quand j’ai regardé la carte, on ne traversait aucun pont… Et là. Stupeur. Et tremblements. Je me suis mélangée les pinceaux. On devait bel et bien descendre à la 145th. Pourquoi, mais pourquoi a t-il fallu que je fasse ma dyslexique à ce moment là ?! Il était 7h50, on s’était donc levés, épuisés, pour rien. Et on avait loupé le gospel. Grand moment de joie.

Après être repassées à l’hôtel, ce fut direction Soho, puis Williamsburg pour une après midi sous le soleil New Yorkais où les hipsters ont fait le plus grand plaisir à mes yeux. Au début encore, c’était vraiment mal parti. On avait décidé d’aller au Flea Market. Une fois sortis du métro, on apprend qu’il faut marcher environ 1h, sachant que le marché va fermer. Ce qu’on y cherchait ? Des fringues, du vintage, de la chine. On a demandé de l’aide à une passante. Elle nous a conseillé le marchant de fruits du coin, en nous précisant que ce n’était pas nécessaire d’aller jusqu’à l’autre simplement pour des fruits et légumes. Fou rire interminable, on a changé de plans.

NYC subway

Au début, pas hyper sereine la fille : ça sentait la beuh à gogo, et je me demandais lequel de ces mecs allaient sortir le couteau en premier. Au fil des rues, des briques rouges qui défilent, l’ambiance se transforme. Les odeurs, les décos, et les personnes qui habillent les rues sont différentes. Nous voilà au temple des hipsters, indubitablement. Si j’avais pu signer pour louer, je l’aurai fait direct. Quel charme fou. Je ne m’étais pas sentie aussi bien depuis qu’on était arrivés. Rien de surfait, c’était juste rempli de simplicité, de charme et de bon vivre.

On marche environ 12 heures par jour, on est épuisés, harassés, mais comblés. On dort peu (enfin, surtout moi. Parce que les trois autres dindes, ça ronfle sec). On mange mal. Mais qu’est ce que c’est fou !

J’adore me réveiller le matin et aller chercher mon Starbucks au coin de la rue, j’adore voir les rues s’animer au fur et à mesure quand on sort de la chambre. J’adore les New Yorkais, leur ville, leurs briques et leurs taxis. J’aime les ponts, leur audace et leur sexyness. J’adore, j’adore, j’adore et ça, chaque jour un peu plus !

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