La  Thaïlande, ce pays du sourire … 

C’est probablement le chemin le plus courant pour visiter la Thaïlande : on commence en haut, pour finir par s’échouer inexorablement au sud, sur les îles les plus populaires du pays du sourire.

Après ma semaine à l’Elephant Nature Park, le retour à la réalité avait été un peu compliqué. Mais, nouvelle preuve à l’appui, ma capacité d’adaptation est inébranlable. Il n’était bien évidemment pas question de se laisser aller, de vivre dans la nostalgie ou les regrets d’une semaine si riche en émotion.

J’ai donc passé quelques jours à Chiang Mai où j’ai flané, déguster de merveilleuses pizza (car, qu’on se le dise, mon corps rejète ce qui ressemble de près ou de loin à du riz, des noodle, ou autres dégustations asiatiques), à passer près de 25 heures à finaliser mon tatouage ou à parler de la vie avec Heidi, une Chilienne avec qui j’ai partagé de nombreux et agréables repas. 

  

Chiang Mai est une ville agréable, charmante, aux allures modernes tout en gardant l’authenticité de la vraie Thaïlande, et c’est ce qui me plaît chez elle. Et pour tout avouer, on ne s’y ennuie jamais. 

Si j’ai bien une chose à conseiller, c’est cet institut de massage où ce sont des ex-prisonnières qui prodiguent les soins. En plus de vous faire du bien, vous faites une bonne action sociale en aidant ces femmes et leur réinsertion. Un massage Thaï parfait d’une heure pour 5€, ça ne se refuse tout simplement pas !
  
Vendredi soir, 19 heures, le bus part en direction de Bangkok. A ma grande surprise, pas de « pseudo lit » mais bel est bien un siège assis, pour dormir, parce que le trajet dure environ 11h. J’étais heureuse.. Tssss. Au moins, yavait Transformers à la TV.

C’est à 5h du matin qu’on est propulsé dans les rues vides et sombres de Bangkok, et franchement c’est plutôt glauque. Il a fallu tuer le temps jusqu’à 18 heures le soir même, heure à laquelle je reprenais un bus pour rejoindre Koh Tao. Cette fois ci, ce film faussement inspiré des Yamakazi a été d’un ennui des plus mortels, et c’est à 3 heures du matin (avec un changement de bus entre les deux) qu’on a atterri au port. Et, je vous le donne dans le mille, à 3h du matin, ben ya aucun bateau… J’ai donc gentiment patienter jusqu’à 6h30 que le ferry parcourt les flots. Et le tout, sans dormir, ni manger, ni me changer, ni… Bref, l’horreur. Arrivée finale à Koh Tao à 10h30 après donc 48 heures de voyage, sans doute le plus éreintant de mon périple.
  
Je grimpe dans un taxi pick up, les cheveux aux vents, quand je vois un jeune homme sur son scooter que je reconnaitrais entre mille visages : Andy.

Andy, c’était cet ami du collège, avec qui j’avais cette complicité, éphémère mais bien présente. Andy, c’est le gentil, le beaugosse du lycée, le copain qu’on aurait aimé garder. Il est là, par le plus grand des hasards sur son scooter derrière mon pick up. Et il a réussi à me reconnaître. Je savais qu’il vivait ici, il tient un resort qui propose de somptueuses villa, Naroua Villas, avec Harmony, ma copine du collège aussi. J’étais vraiment contente de le retrouver, 10 ans plus tard…

Après m’être installée à mon auberge, et après avoir déguster un petit en cas sur la plage divine, j’ai entamé une marche d’approximativement 1h pour rejoindre son resort en espérant l’y voir. Heureusement qu’il m’a vue sur le chemin et fait grimpé sur son scooter, jamais je n’aurai pu monter cette… montée infernale. 

  
Ce soir là, j’étais épuisée. J’ai dîné avec un groupe rencontré à l’hôtel et suis vite partie m’échouer dans mon lit juste après. 

Le lendemain, c’était une autre paire de manche puisque quand j’ai enfin décidé d’aller manger assise les pieds dans le sable, le déluge a commencé. Et il a plu une bonne partie de la journée. C’est quand, décidément résiliée à lire, que ma voisine de chambre me propose d’aller suivre un cours de Muay Thaï. Hésitante au début, je ne regrette absolument pas ! J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce sport, moi qui songeait depuis déjà quelques années à me mettre à un sport de combat. Et c’est bien une des premières choses auxquelles je m’attellerai une fois rentrée à Paris.
 
 
J’ai reçu un message d’Andy que j’ai rejoint au « Petit Palace » où un couple d’amis à eux ont ouvert une crêperie. J’ai retrouvé Harmony, on a bu, on a ri, je me suis remplie la panse et ça faisait un bien fou de retrouver ce couple qui na rien à envier à personne. Dix années se sont passées, les ponts ont été coupés et pourtant, les chemins se recroisent. Ca aussi, c’est la magie du voyage… 

Je suis bien contente d’avoir pu passer autant de temps avec eux, d’autant plus que cette nuit la tempête à fait trembler mon lit, la pluie torrentielle nous a tous réveillés à 6h du matin, et l’électricité à lâcher, alors quoi de mieux que de chiller avec des vieux amis ?
  

J’ai retrouvé Andy et Harmony ce midi au Petit Palace pour un déjeuner sous l’oeil de la Bretagne, et une fois encore, ce fut un vrai plaisir gustatif. Après un peu de shopping avec Harmo, on a pris la direction du ring pour son premier cours, et mon deuxième à moi, de Muay Thaï.

Demain, direction Koh Phangan où je retrouve Stéphanie. Vous vous souvenez ? Cette Anglaise que j’ai adorée, avec qui j’étais partie à la dernière minute sur l’île de Koh Ta Kiev, au Cambodge ? On passera comme ça noël et le nouvel an ensemble, à se prélasser sur la plage et autres hippieries. 
Cela fait déjà plus de deux mois et demie que je voyage, et aucun jour ne se ressemble. Aucun ressenti n’est le même d’un jour à l’autre, et il faut réussir à composer avec ça. Prévoir quoi que ce soit est inutile puisque tout est fruit du hasard et des rebondissements 

 , et savourer est sans doute la meilleure option. Deux mois et demie, c’est rien, mais c’est long à la fois. Parfois, la fatigue prend le pas, et j’ai des envies de chez moi. De ma famille, de mes amis, de ma Sloane, et de mes habitudes. Parce que s’il y a une chose que j’ai appris, c’est qu’il reste difficile de vivre sans jamais se sentir « chez soi ». Bouger tous les deux trois jours, organiser, prendre des décisions, galérer, attendre, douter, sans aucun point de chute, ça reste parfois difficile. Mais c’est aussi ça qui nous fait grandir, réaliser certaines choses, et qui nous apprend tellement de choses sur nous même…
A tous, passez de bonnes fêtes, et un joyeux noël. Ici, il n’y aura ni sapin, ni froid, ni neige, ni repas de noël et c’est assez difficile de se dire qu’on est un 25 décembre. Mais je vous souhaite d’en profiter, en famille ou entre amis.

Et si vous laissiez un commentaire ?