Kompong Phluk, village flottant, pêcheurs & autres merveilles

Ce matin là, on a eu envie de visiter encore quelque chose de différent : le village flottant de Kompong Phluk, situé à environ 1h de Siem Reap. Il s’agit de maisons construites sur de hauts pilotis en bambou, de 7 à 8mètres environ, permettant aux villageois de continuer à vivre malgré la crue du lac Tonlé Sap. 

Pour se déplacer ? Bateau. L’activité principale étant la pêche. Mais que ce soit pour aller à l’école, acheter ses légumes, ou se voir, pas de chemins à parcourir, juste se laisser emporter par l’eau, au rythme des pagaies, ou des moteurs. 

   
 Suite aux mésaventures de la veille avec le tuc tuc, on s’est bien renseignée sur la distance, les tarifs, et toute l’organisation de cette visite. A en croire les guides et internet, il fallait compter environ 20$ aller retour pour rejoindre le village. On pouvait essayer de négocier, mais 15$ aurait été difficile à atteindre.
On décide d’aller prendre notre petit déjeuner dans le restaurant situé non loin de l’auberge. Petit restaurant Cambodgien où les prix sont hallucinants (pas plus de 2,5$ le plat) et la nourriture une vraie merveille. En plus de ça, j’ai eu un coup de coeur pour cette famille adorable, hyper serviable aux sourires contagieux. Du coup, ils me connaissent bien maintenant puisque ça fait 3 jours que j’y vais, que je leur laisse toujours des pourboires, et que j’y amène toute personne qui a faim 🙂
Une fois remplies, l’aventure commence : les négociations avec un tuk tuk. Un nous appelle, on s’avance presque à reculons. Kompong Phluk ? 10$ ? Hein ? Ca sent le loup à plein nez.. Pour nous 2 ? Aller retour ? Kompong Phluk ? A une heure d’ici ? Oui, oui et oui. On s’attend au pire, mais on accepte, sans négocier.

  
1h plus tard, nous traversons un village typique. On y était, et je me sentais enfin bien, à ma place. Loin de la cohue, des bruits de moteurs, et tuk tuk envahissants, loin du sable qui te ronge les yeux quand on roule, loin de l’ambiance parfois oppressante de la ville asiatique dépaysante. On arpentait enfin les chemins le long de ces sublimes maisons de pailles et de bambous, on entendait les enfants rire et s’arroser dans le lac, on riait en observant cette vieille dame courir un bâton de bambou à la main pour faire suivre la vache qui mange son riz en train de séché. On y était, et c’était si beau à voir. Une fois délestée de nos 21$ chacune, nous avons enfin embarqué à bord d’un bateau. Hors de question pour nous de rester assises sur les sièges normalement utilisés à cet effet, on s’est installées à l’avant, en plein soleil. (Mon visage rose porcinet en atteste…)

   
   
J’ai les pieds qui glisse le long de l’eau, et j’admire leur mode de vie. Les filets, les enfants qui traversent d’une maison à une autre uniquement en équilibre sur un morceau de bois, leur ingéniosité, leur indépendance.
Après qu’on nous ait proposé de manger du crocodile (choisis celui que tu veux dans la cage) (ils ont dû se demander pourquoi je tirais cette tronche…) ou encore une soupe de serpent, nous sommes rentrées.
Sur le chemin du retour, l’averse du siècle. Qu’est ce que c’était bon. De sentir chaque goutte ruisseler sur le visage… Il n’y avait plus un bruit que celui de cette pluie, qui se mêlait si bien avec la chaleur tropicale du village. On ne voulait pas qu’il couvre le tuk tuk, ça l’a fait rire. On est pas de ces touristes en sucres, on veut ressentir. Ressentir la chaleur, la fraîcheur de la pluie, on veut ressentir la joie d’être inondées de joie, de tristesse ou d’eau… On est là pour ça, juste pour ressentir…

 
   

 Ce soir là, Anaïs est partie. Et depuis, l’aventure en solo a commencée… 

1 Comment

  • Onestar

    Elle est partie ou Anais ?

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